MONGE, Gaspard (Comte de Péluse) 1746-1818

« Cet art a deux objets principaux :
Le premier est de représenter avec exactitude, sur des dessins qui n’ont que deux dimensions, les objets qui en ont trois, et qui sont susceptibles de définition rigoureuse.
Sous ce point de vue, c’est une langue nécessaire à l’homme de génie qui conçoit un projet, à ceux qui doivent en diriger l’exécution, et enfin aux artistes qui doivent eux-mêmes exécuter les différentes parties.
Le second objet de la Géométrie descriptive est de déduire de la description exacte des corps tout ce qui suit nécessairement de leurs formes et de leurs positions respectives. Dans ce sens, c’est un moyen de rechercher la vérité ; elle offre des exemples perpétuels du passage du connu à l’inconnu ; et parce qu’elle est toujours appliquée à des objets susceptibles de la plus grande évidence, il est nécessaire de la faire entrer dans le plan d’une éducation nationale. » Géométrie descriptive - Programme

Texte Éditions Études

– La taille des pierres et la géométrie descriptive. J. SAKAROVITCH. Actes du 8e colloque INTER-IREM Épistémologie et Histoire des Mathématiques, 31 mai - 1e juin 1991, pp. 117-138. La figure et l’espace. IREM de Lyon Villeurbanne, 1993.
La première partie concerne la taille des pierres, méthodes et traités. La seconde porte sur la géométrie descriptive : Origine - Monge à l’École royale du génie de Mézières - Un transfert de technologie - Découvertes des formes - Une nouvelle branche des mathématiques.

– Gaspard Monge. B. BELHOSTE. In Les mathématiciens. Dossier hors série, Pour La Science pp. 30-37, Paris janvier 1994.

– L’influence de l’œuvre de Monge. J.-Cl. THIÉNARD. In Notion de transformation - Eléments pour une étude historique et épistémologique - Article 2 : la redécouverte - l’influence de Monge - l’œuvre capitale de Poncelet. IREM de Poitiers, décembre 1995. L’influence de l’œuvre de Monge : Les débuts - la résolution d’un problème de défilement. La géométrie descriptive. Les transformations de contact.

– G. Monge (1746-1818), J.-H. Lambert (1728-1777) – Géométrie pratique, géométrie spéculative. R. LAURENT, in MNEMOSYNE n° 11, pp. 75-79, IREM de Paris VII, février 1996. Compte rendu par R. LAURENT de la conférence qu’il a prononcée à l’Institut Henri Poincaré. Avec notes bibliographiques.