CR ADIREM décembre 2004

dimanche 25 novembre 2007
par  Webmaster IREM
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Compte rendu de l’ADIREM des 6-7 décembre 2004

Membres présents : André ANTIBI (Toulouse), Henri BAREIL (APMEP), Daniel BEAU (Dijon), Nicole BOPP (Strasbourg), Sandrine BOURGEAIS (Brest), Jean-Paul CARDINAL (Paris-Nord), Anne-Marie CHARBONNEL (Pays de Loire), René CORI (Paris VII), Gilles DAMAMME (Caen), Francine DIENER et Jean-Philippe DROUHARD (Nice), Catherine DUCOURTIOUX (Corse), Fabien EMPRIN (Reims) Jean-Pierre FERRIER (Lorraine), Gérard FLEURY (Clermont-Ferrand), Patrick FRETIGNE (Rouen), Françoise GUIMIER (Rennes), Hombeline LANGUEREAU (Besançon), Jean-Claude LEBRETON et Isabelle VAN DEN BOOM (Orléans), Philippe LOMBARD (Lorraine), Gwenola MADEC (Paris-Nord), Michel MIZONY (Lyon), Raymond MOCHE (Lille), Abdelkader NECER (Limoges), Jean-Pierre RAOULT (C.S.), Jean SOUVILLE (Poitiers), Pierre-Henri TERRACHER (Bordeaux), Dominique TOURNES (La Réunion), Luc TROUCHE (Montpellier), Christiane ZERHEN (APMEP).

Excusés : Pierre DELFINI (Corse), Denise GRENIER (Grenoble), Alex MERIL (Antilles -Guyane), Robert ROLLAND (Marseille).

Sommaire

  1. Approbation du CR de l’ADIREM de septembre 2004 Informations diverses
  2. Situation de l’IREM de Nantes
  3. Tour de table
  4. Préparation du séminaire de Mars
  5. Compte Rendu de la séance du Comité Scientifique par Jean-Pierre RAOULT
  6. Débat : Comment mettre les IREM en valeur ? (dans l’optique de la rencontre avec le Ministère)
  7. Budget des colloques et des commissions (Antilles-Guyane)
  8. Présentation de la nouvelle épreuve du dossier au CAPES par René CORI.
  9. Compte Rendu des commissions où l’ADIREM est représentée : APMEP, CFEM, ANIMATH.
  10. Les IREM à l’étranger.

I Approbation du CR de l’ADIREM de septembre 2004 ; informations diverses

Le compte rendu de l’ADIREM de septembre 2004 est approuvé.

Nomination de nouveau Directeur : Philippe LOMBARD est nommé directeur de l’IREM de Lorraine à la place de Jean-Pierre FERRIER.

Catherine DUCOURTIOUX est maintenant directrice-adjointe de l’IREM de Corse à la place de Luc TIENNOT.

II Situation de l’IREM de Nantes

Même si sa suppression n’a finalement pas été votée en CA de l’Université de Nantes, la situation de l’IREM des Pays de Loire est loin de s’arranger. Aussi nous avons décidé d’envisager l’action suivante :

En fonction des décisions du conseil d’administration de l’Université de Nantes du 17 décembre 2004, nous adresserons un courrier au Ministre de l’éducation nationale, avec copies aux directeurs de la DESCO et DESUP pour demander une audience afin de plaider la cause de l’IREM des Pays de Loire, des IREM en général et de notre réseau.

III Tour de table

Lors du tour de table la production des CD Roms dans les différents IREM est passée en revue.

La situation des IREM rencontrant des difficultés à la rentrée est examinée :

  • à Besançon, la situation s’est un peu améliorée ;
  • à Rennes, le budget ne représente que 80 % de l’année précédente ;
  • à Nice, Francine DIENER rencontre des problèmes de locaux : l’IREM doit partager ses locaux avec un autre Institut.
  • enfin, en Corse, on ne sait pas encore si l’IREM figurera dans le plan quadriennal.

IV Préparation du séminaire de mars

Le séminaire de mars aura lieu à ROSCOFF le samedi 19 et dimanche 20 (l’ADIREM aura lieu lundi matin). Le thème sera :
Quelles mathématiques pour la scolarité obligatoire ?

La réflexion du séminaire portera sur :

  • une analyse critique des programmes à l’école primaire et au collège et de leur mise en œuvre ;
  • le repérage des difficultés, principalement à l’articulation école-collège et collège-lycée ;
  • la mise en relation avec les standards internationaux.

Le séminaire se situe dans le prolongement de la réflexion sur « l’essentiel » menée lors du séminaire 2004. Pour sa préparation, toutes les commissions seront sollicitées, particulièrement la commission COPIRELEM et la commission premier cycle.

Roland CHARNAY et Philippe LOMBARD sont pressentis comme conférenciers.

V Compte rendu de la séance du Comité scientifique

Jean-Pierre Raoult fait un compte rendu de la dernière séance du Comité Scientifique.

Il évoque la journée « Maths en ligne » du 3 décembre où ont été présentés successivement :

  • le site de « La main à la pâte » par Didier Pol et Pierre Léna
  • « Les Maths en ligne » de l’IREM de Montpellier par Marie-Claire Combes
  • « Mathenpoche » par Sébastien Hache
  • « Mathenpoche en Seine et Marne » par Martine Amiot
  • « Wims » par Fabrice Guerimand
  • « Enseigner et apprendre dans la société du savoir ; enjeux et questions » par Bernard Cornu.

VI Débat : Comment mettre les IREM en valeur ?

Deux axes de discussions sont dégagés :

1er axe : Comment mettre en valeur le travail des IREM dans nos départements de mathématiques (et aussi auprès de nos collègues du secondaire).

2ème axe : Comment mettre en valeur notre travail par rapport au Ministère ?

Le fait que la convention entre l’ADIREM, la DESCO et la DESUP se renouvellera fin 2005, début 2006 laisse un peu de temps pour réfléchir sur cet axe.

Luc Trouche et Gérard Fleury ont proposés des textes (joints à la fin du compte rendu), à ce propos.

VII Budget des colloques et des commissions

Bilan des discussions :

  • 750 € ont été accordés pour un colloque de la COPIRELEM en mai-juin 2005 ;
  • 1500 € ont été accordés pour un colloque sur les ENT à Paris (mai-juin 2005) ;
  • 300 € ont été accordés pour les CR de la CORFEM (déjà fait) ;
  • 1500 € ont été accordés pour un colloque sur les Rallyes en octobre ;
  • 2000 € ont été accordé pour un colloque organisé par l’IREM d’Antille-Guyane pour Juin 2005.

VIII Présentation de la nouvelle épreuve du dossier au CAPES

René Cori (IREM de Paris 7, Vice-Président du jury du CAPES externe de mathématiques) présente à l’ADIREM les modalités de la nouvelle épreuve sur dossier qui entre en vigueur pour la session 2005 du concours.

Cette épreuve a été instaurée en 1992. Elle avait pour but d’introduire dans l’évaluation des candidats une composante professionnelle (disons pédagogique et didactique). La forme qu’elle revêtait ne donnait pas vraiment satisfaction, beaucoup ayant l’impression que cet aspect était de plus en plus sacrifié au profit de l’appréciation du contenu mathématique et de la résolution des exercices. De plus un manque d’homogénéité dans l’évaluation des candidats était ressenti. Alors que plusieurs collègues ont pu craindre un effet inverse, c’est-à-dire un effacement de la dimension didactique, l’objectif de la nouvelle formule est bel et bien de permettre à celle-ci d’avoir toute sa place, et de proposer au jury des conditions plus raisonnables pour exercer son jugement en ce domaine.

On trouvera des informations détaillées sur le site web du jury

Voici les principales dispositions de la nouvelle épreuve :

  • les durées de préparation, de présentation et d’entretien avec le jury sont inchangées, de même que les conditions d’utilisation des documents (essentiellement : livres du commerce et documents munis d’un ISBN) ;
  • il n’y a plus de choix entre deux sujets : le jury propose un dossier unique ;
  • pour chaque matinée (ensemble des candidats ayant passé leur première épreuve orale l’après-midi précédent), le même sujet est proposé à tous (une centaine de candidats) ; naturellement, les dispositions sont prises pour empêcher toute communication entre candidats passant aux diverses heures de la matinée ;
  • sur le thème proposé, le jury propose au candidat un exercice sur lequel il lui pose un certain nombre de questions, puis lui demande de proposer lui-même, comme dans l’ancienne formule, quelques exercices de son choix ;
  • l’exercice du jury sera choisi de façon à ne pas comporter de difficulté de résolution pour un candidat normalement préparé, et traitera de questions classiques des programmes des lycées et collèges ;
  • la résolution de l’exercice du jury n’est qu’une partie de la tâche attendue du candidat ; les autres questions sont également importantes ; les candidats sont donc invités à ne pas se consacrer exclusivement à la résolution de cet exercice ; rencontrer une difficulté de résolution sur un exercice que l’on découvre ne constituera pas un handicap insurmontable : une bonne prestation sur les autres aspects du sujet peut valoir au candidat une note honorable ; la situation est très différente lorsque des candidats s’avèrent incapables de résoudre des exercices qu’ils ont eux-mêmes proposés ;
  • la liste des thèmes, publiée à l’avance à titre indicatif, sera plus restreinte que par le passé (une soixantaine répartie en quatre rubriques pour 2005 : voir le site du jury) ;
  • l’interrogation par chaque commission de cinq candidats successifs dans une même matinée sur le même sujet peut laisser craindre une disparité dans le jugement ; le jury veillera au contraire à bien harmoniser l’appréciation de ces candidats, ce qui sera beaucoup plus facile que dans la formule antérieure où un même sujet revenait à des intervalles parfois assez longs ;
  • il n’y aura plus que deux modèles de calculatrices proposés aux candidats (TI voyage 200 et CASIO ClassPad 300) ; des manuels d’aide à leur utilisation sont mis en ligne sur le site du jury.

Dans le petit débat qui suit cette présentation, plusieurs questions sont évoquées :

  • Y aura-t-il une banque d’exercices ? Il y a des « sujets zéro » proposés sur le site du jury.
  • Des exercices posés en 2005 pourront-ils être reposés les années suivantes ? Ce n’est pas interdit mais c’est peu probable…
  • N’est-il pas à craindre un jugement inéquitable entre les candidats de journées différentes, en raison de l’inégale difficulté des thèmes et des sujets proposés ? Parfaitement conscient de ce problème possible, le jury veillera à une harmonisation permettant de gommer ces éventuelles disparités.
  • Peut-on envisager un travail collaboratif entre IREM et jury du CAPES ? Les IREM pourraient par exemple proposer une collection d’exercices. Le jury ne peut évidemment travailler que de façon autonome. Cela étant il examine naturellement attentivement toutes les contributions et commentaires qui peuvent lui être soumis, et peut parfaitement reprendre des idées qui lui paraissent opportunes.

IX Compte rendu des commissions où l’ADIREM est représentée : APMEP, CFEM, Animath

Henri Bareil (de l’APMEP) présente un projet pour mettre en valeur l’image des mathématiques. Il s’agirait d’organiser des « journées des maths » qui se dérouleraient dans les lycées et collèges et qui s’étaleraient sur une semaine fixée à l’avance. Les IREM pourraient participer à cette manifestation.

X Les IREM à l’étranger

André Antibi fait le point sur les IREM à l’étranger. Il évoque la création d’une commission internationale qui se réunira cet après-midi et préparera le séminaire de l’année 2006 où seront invités les directeurs des IREM à l’étranger.

ANNEXE : OPINION LIBRE

Des contributions écrites de Gérard Fleury (Clermont) et Luc Trouche (Montpellier) sont annexées à ce compte rendu. Elles n’ont pas fait l’objet de discussion en ADIREM et n’engagent donc que leurs auteurs.

Mise en valeur des travaux des IREM dans le cadre de la présentation au ministère (par Luc Trouche)

Sur le plan formel, une homogénéité des présentations.

Sur le plan du réseau, trouver une présentation qui mette en évidence les relations entre les IREM sur des projets précis, mais aussi entre les IREM et d’autres institutions ; que chaque dispositif ou projet puisse être introduit par des réponses aux questions suivantes (la grille ci-dessous est évidemment une première base de réflexion) :

  • est-ce un dispositif de recherche, de formation, de promotion des sciences ?
  • à quelle question fondamentale s’agit-il de répondre ?
  • à quelle demande institutionnelle précise ?
  • références externes à la base du travail (cadre théorique, données statistiques, questions méthodologiques, travaux antérieurs…)
  • quelles sont les ressources humaines mobilisées (avec l’origine de ses ressources : DESCO, Université, Rectorat…) ;
  • date de début des travaux et date de fin (escomptée) ;
  • quelles sont les retombées de la recheche (existantes ou attendues) : nombre de professeurs « touchés », nombre d’élèves, nombre de ressources réalisées…
  • quels sont les résultats de la recherche (en terme de condition de viabilité d’un dispositif, d’un programme, etc.) ;
  • évaluation du dispositif lui-même (par la CREM, le CNE ou telle ou telle autre instance qui aurait pu donner une appréciation externe) questions nouvelles qui se posent éventuellement et perspectives.

Comment mettre en valeur les IREM ? par Gérard Fleury, IREM de Clermont-Ferrand

Auprès de qui ? D’abord auprès de sa propre université, qui constitue la menace principale (Picardie, Nantes...) depuis l’autonomie des universités.

De plus, dans la perspective d’une inclusion des IUFM dans l’université, le danger à venir est d’assister à la dissolution pure et simple des IREMs dans les futurs IUFM ou, comme à Nantes, dans un hypothétique magma pluridisciplinaire et encore en gestation, et qui fonctionnera peut-être un jour, s’il fonctionne ! Et aussi, en second lieu, auprès du ministère.

IL FAUT CONVAINCRE PAR TOUS LES MOYENS ET EN TOUTES OCCASIONS, des points suivants.

L’IREM est une structure qui fonctionne et où se retrouvent des personnels de tous horizons, intéressés par l’enseignement des mathématiques, sans nécessairement être des didacticiens professionnels. C’est la seule structure de l’université où des contacts permanents ont lieu, et depuis longtemps, avec le secondaire. La casser sous un prétexte quelconque, en particulier sous prétexte de l’élargir aux autres disciplines, c’est s’exposer à voir sa disparition pure et simple sans avoir la moindre garantie de faire fonctionner quelque chose d’autre, sans parler que ce soit mieux ! Fondre l’IREM dans une grande structure multidisciplinaire ou de formation continue, c’est donner le champ libre aux didacticiens professionnels, détachés de toute discipline enseignée. Certains errements abondamment constatés dans des IUFMs témoignent de la médiocrité obtenue dans ces structures multidisciplinaires, devenues extra disciplinaires.

Pour ma part, je rejette totalement cette « didactique in vitro » ! On ne peut pas ainsi supprimer impunément plus de trente ans de liens profonds entre enseignants, corps d’inspection et associations (APMEP en particulier). Il faut s’appuyer sur l’expérience et la pratique des IREMs pour élargir leur fonctionnement à d’autres disciplines, et le faire progressivement !

A l’IREM, se retrouvent des enseignants qui se forment, cherchent puis proposent des améliorations pour l’enseignement des mathématiques. Mais ces propositions ont toujours été préalablement mises en pratique dans les classes. Les recherches didactiques y sont faites par des praticiens. Les propositions remontent de la base. La recherche à l’IREMs est une recherche didactique mais disciplinaire et surtout pragmatique !

La structure nationale des IREMs ainsi que les contacts permanents que nous avons avec les corps d’inspection, font que nous sommes alertés au plus tôt des réformes préparées ou envisagées. Ceci nous permet de lancer des recherches permettant en particulier de former de futurs formateurs qui seront opérationnels dès que le changement annoncé sera effectif. Les IREMs constituent un vivier de formateurs avertis, longuement préparés, mis à disposition tant de l’université que de l’enseignement secondaire et des corps d’inspection.

Un IREM est un champ de ressources disciplinaires et pédagogiques : revues, publications, bibliothèques, matériels et logiciels informatiques mis à disposition, contacts permanents avec des mathématiciens spécialistes à même d’apporter l’éclaircissement théorique nécessaire...

Un IREM est LE LIEU où vivent le présent et l’avenir de l’enseignement des mathématiques. Sans IREM, pas de Rallye mathématique, aucun lien institutionnel entre les enseignants intéressés par les mathématiques, ni avec les corps d’inspection ou les autres organismes concernés... Sans IREM, l’université est totalement coupée de ses racines et ne peut espérer limiter la désaffection envers les disciplines scientifiques. Sans IREM, pas de lieu institutionnel d’échange où les enseignants puissent librement informer les inspecteurs ou le ministère des problèmes éventuels qu’ils constatent...

L’IREM est, pour l’enseignement des mathématiques, un laboratoire, un atelier et un observatoire.

Enfin un IREM ne coûte pas cher !

« L’IREM, c’est le pragmatisme dans l’enseignement des mathématiques. »

Disons-le partout et répétons-le !


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