Table ronde : Etat des lieux de la formation continue

Question d’Alain Mercier, I.R.E.M. de Marseille, I.N.R.P - réponse de René Cori.
lundi 12 avril 2010
par  Plantevin, Frédérique
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Transcription

Je voulais revenir sur le recyclage car il a été dit ce matin que la première manière de penser la formation du professeur, avant les IREM, avait été le recyclage puis qu’on était passé à formation initiale-formation continue-expérimentation pédagogique et développement des moyens d’enseignement. Je trouve qu’on n’a pas pris au sérieux ces missions des I.R.E.M. pour la raison suivante. Je prends l’intervention de René Cori qui, justement parle de formation continue en disant que oui il faut repenser la formation des professeurs parce qu’il y a un changement de programme. Je prends l’intervention de l’I.E.N. qui nous explique que l’inspection voit bien comment les nouveaux programmes créent les besoins de formation et explique la question sur l’organisation de gestion de données ou des phénomènes de ce type. Je vois la même chose pour l’I.P.R.-I.A. qui nous dit : « quand on va dans les classes, on voit ce qui manque et ce qui manque, c’est la formation sur les programmes de collège ou les TICE et la question de l’épreuve expérimentale de maths au bac ». En gros, je n’ai entendu qu’un discours qui montre que l’institution a besoin que l’on recycle les professeurs lorsque les programmes changent. J’attends que quelqu’un parle de ce que peut être une formation continue pour les professeurs qui soit autre chose que du recyclage sur les contenus d’enseignement.

Les I.R.E.M. ont pourtant travaillé sur cette question-là. Le problème des I.R.E.M. est que leur travail sur ces questions-là n’est pas reconnu pour ce qu’il a produit. c’est-à-dire des connaissances qui se sont appelées didactiques dans la plupart des cas et qui ne sont pas, comme on vient de le dire juste avant moi, des recherches pédagogiques, c’est-à-dire qui ne visent à produire aucun savoir institué et reconnaissable, sinon un savoir professionnel incorporé dans des gens mais surtout pas un savoir reconnu comme un discours sur ce qu’il y a à faire et sur ce qu’on peut faire et sur ce qu’il est impossible de faire. Alors, je m’étonne un peu parce qu’il me semble que et c’est sans doute ce qu’on va entendre ce soir, si on pense que les I.R.E.M., qui sont des instituts universitaires et dans lesquels des universitaires interviennent ont quelque chose à faire avec de la formation continue proposée à des enseignants, c’est que cette formation soit universitaire et si elle est universitaire, elle doit être, à mon avis, diplomante, on en parlera peut-être plus tard. Si elle est diplomante, il faut bien qu’il y ait un contenu de savoir qui soit donné et que ce ne soit pas simplement les mathématiques au programme. Voilà, je m’arrête là pour laisser la parole aux autres.

René Cori :

Je voudrais dire juste une chose c’est que le sujet était clairement l’état des lieux et, effectivement, quand on fait l’état des lieux les absences que tu soulignes sont évidentes, mais il ne faut pas reprocher aux gens de ne pas avoir abordé ces questions-là dans la mesure où on demandait de faire un état des lieux.

Suite de la table ronde : interventions, questions et réponses


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